F. Liszt – Etude no.4 « Mazeppa » (Cziffra)

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   Vidéo du 5 mars 2015 par Mathieu Dellon

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Franz Liszt (1811 - 1886)
Gryörgy Cziffra (1921 - 1994)

Ce recueil de douze études S.139, intitulé « Douze études d’exécution transcendante » et dédicacé à son maître et ami qui n’était autre que Carl Czerny, fut composé sur une longue période de temps. Il aura fallu plus de 25 ans pour achever le recueil tel qu’on le connait maintenant.

Pourquoi avoir pris autant de temps à écrire « seulement » douze études? Elles ont, en fait, été publiées pour la première fois, au complet, dès 1826 sous le nom simple « d’exercices », Liszt n’avait alors que quinze ans! Ce n’est qu’en 1839 qu’il décida de publier une seconde version de ces études les rendant d’une difficulté incroyable que pratiquement seul Liszt était en mesure de maîtriser.
En 1856, il publia une troisième et dernière version de ce recueil, plus abordable mais toutefois extrêment complexe comme le suggère son nom. Cette version est celle désormais adoptée par tous de nos jours.

En ce qui concerne l’aspect technique, ces études, n’étant qu’au nombre de douze, ne peuvent couvrir l’essentiel des techniques pianistiques. Cependant, leur difficulté extrême, tant technique que musicale, les rendent indispensables pour les pianistes virtuoses. Par ces études, Liszt pousse le pianiste à maîtriser les aspects les plus demandants du piano allant des diverses techniques d’octaves, aux grands traits virtuoses éclatants, sans oublier la polyphonie, les sauts gigantesques, les croisés, les tierces et double-notes, etc. L’éventail de techniques est finalement immense et une vie entière ne suffit généralement pas pour les étudier entièrement à moins de s’appeler Cziffra…

L’étude no.4 « Mazeppa » est, étrangement, une de mes préférées. « Etrangement » car, elle n’est pas particulièrement mélodieuse à première vue (ou écoute plutôt), elle parait même répétitive et brutale par moments. Mais, elle possède un charme très intéressant: au bout de quelques écoutes, notre oreille assimile de plus en plus le thème et le désir de le fredonner pendant et après l’écoute est de plus en plus fort. Ainsi, toutes les variations/amplifications spectaculaires prennent toute leur valeur pour le pianiste mais aussi pour l’auditeur.

Bravo encore à Cziffra pour cettre performance fascinante, presque hypnotisante de cette étude. Sa technique « aisée » nous renvoie une légèreté et une virtuosité très surprenante car, rien dans cette composition aide le pianiste à alléger les sonorités! C’est pour cette raison que beaucoup d’enregistrements de cette étude sont parfois « pompeux » et avec un excès de pédale.

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